Le ministre des Sports Gayton McKenzie a présenté à Kyalami un comité de 12 membres chargé de préparer une candidature officielle pour le retour d’un Grand Prix dès 2027.
L’annonce du 18 décembre 2024 a marqué l’effort le plus structuré de l’Afrique du Sud pour réintégrer la Formule 1. En créant un comité de pilotage dédié, le gouvernement a offert la crédibilité institutionnelle qui manquait aux précédentes tentatives. Son mandat couvrait la faisabilité financière, la modernisation de Kyalami et la conformité aux exigences de la FIA afin d’élaborer une candidature solide.
Le contexte jouait en faveur du projet. L’expansion sélective du calendrier privilégie désormais des marchés combinant héritage et potentiel économique, un profil auquel Kyalami peut prétendre. La perspective d’un retour du championnat sur le continent africain suscitait un soutien croissant, et le comité devait ainsi aligner infrastructures, logistique et normes de sécurité pour éviter les blocages rencontrés par d’anciens projets.
Sur le plan technique, plusieurs défis demeuraient. La piste devait encore atteindre le standard Grade 1, impliquant des modifications de zones de dégagement, de bordures et d’installations médicales. Le comité devait également évaluer les capacités de transport, l’hébergement et la sécurité, éléments devenus centraux dans l’analyse de Liberty Media. Le travail dépassait donc largement le périmètre de la piste elle-même.
L’appui politique renforçait la crédibilité de la démarche. Les discussions antérieures avaient échoué faute de garanties financières claires. En instituant un mandat gouvernemental, l’Afrique du Sud cherchait à rassurer les instances sportives et commerciales. Cette approche rappelait les partenariats publics-privés qui ont facilité l’arrivée de nouveaux Grands Prix ces dernières années.
Sur le plan sportif, le projet ouvrait la porte à un retour attendu. Un Grand Prix à Kyalami reconnecterait la Formule 1 avec un site emblématique et offrirait un nouvel élan au sport africain. La réussite dépendra toutefois de la capacité du comité à présenter un dossier crédible répondant aux exigences réglementaires et économiques.
